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Les brèves

C’est l’histoire d’un masque

Quel est le lien entre un canard, une adepte de culturisme et un magasin bio ? A priori aucun, mais…

Aujourd’hui, j’ai vachement porté mon masque. Et franchement, il faut être hyper civique et un peu dingue pour porter un masque comme celui qu’on nous a fourni au taf. Voire, irresponsable. En temps normal (c’est à dire « avant toute cette merde »), même payée, même totalement bourrée, je ne suis pas sûre que j’aurais pu sortir ainsi vêtue.

C’est vrai, car si vous me connaissez dans la vie qu’on dit vraie, vous savez que je n’ai peur d’aucune excentricité vestimentaire, bien au contraire, mais que j’ai du mal avec trois trucs : les survets (blocage datant de la fin de l’école primaire), les tee-shirts classiques difformes unis à col rond ou encore pire, imprimés et les trucs de couleur fluo. Hé bien, je vous le donne en mille, les masques du boulot, ils réunissent tout ça :

1 -matière de survet’ de style nylon

2 – uniforme moche

3 – jaune fluo

Et y’a un bonus en plus : ils sont en forme de bec de canard (ou de cache sexe pour adeptes de culturisme à p’tite bite au choix). Tu imagines donc aisément mon courage, mon civisme total, ma crainte de transmettre le Covid (ou la, on s’en fout pour une fois) pour oser endosser cet attribut, qui me donne l’air d’un dindon de la farce, surtout que si je veux parler, le tissu se met à se plaquer contre ma bouche, puis à gonfler. Coin coin.

De plus, il est d’un bloc (un bloc mou, mais un bloc quand même) et pour le passer, il faut serrer ses deux attaches et les passer au dessus de la tête (je suis nulle en description, mais en gros, ça te pourrave aussi ta coiffure). Son seul avantage, car il en a un, c’est que les attaches sont tellement serrées qu’elles te tirent les pommettes, d’où une action anti-rides non négligeable. Ha oui, vous me direz, ça fait anti-rides mais y’a des marques rouge sous les yeux. On peut pas tout avoir.

Alors, en employée modèle n’ayant crainte du ridicule, qui rappelons-le, tue moins que le covid, j’ai porté mon masque tout l’après-midi. Je suis même allée au magasin bio avec, et là, le vendeur m’a regardé bizarrement. D’ailleurs, il était pas le seul. Quand tu te promènes avec un bec fluo, les gens qui te croisent sont tentés de se foutre de toi, puis heureusement se ravisent, soit parce qu’ils portent aussi un masque, soit parce qu’ils se souviennent à temps qu’on est dans le monde d’après, celui où tu peux te promener avec le masque que tu veux. C’est TA liberté.

N’empêche qu’une fois mes emplettes payées, le vendeur, que je connaissais par ailleurs, n’a pu s’empêcher de souligner que mon masque n’était pas des plus seyants. Puis il s’est marré quand je lui ai montré que le masque gonflait. Comme je faisais des grands gestes pour respirer sous le nylon, il m’a demandé : « Et tu peux t’envoler avec sinon ? ». Au moins, ce masque a le mérite de faire rire… Et en ces temps perturbés, on peut lui reconnaître ce second avantage.

20 juillet 2020

Merci Mlle. Gb d’avoir posé avec LE masque.

Par Les brèves d'Agnès

Brèves de la vie quotidienne, voyages, expos, portraits, histoires de la nuit ou bouquins pour insomniaques : bienvenue sur mon blog !
PS : je sais, c'est bref comme description ;)

6 réponses sur « C’est l’histoire d’un masque »

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