Et de treize…

Et de treize160902_205444Souvent je suis seule, une et nue avec moi-même, je m’habitue. Des fois on est deux, dans la chaleur de la nuit, les corps sans dessus-dessous et je ne m’en lasse pas, souvent on est trois et ces instants partagés, dans la douceur des jours avec, dans la lueur de nos rires éparpillés dans la maison, je ne m’en soucie même pas tant c’est bien. Parfois on est quatre, on déjeune, c’est sérieux. On parle boulot et quatre j’aime pas trop en fait, trop mathématique et les maths et moi… Avant on était cinq, pas comme les cinq doigts de la main, plutôt un club des cinq de mon enfance, avec ses hauts, ses bas, ses coups parfois et ses sauts dans l’inconnu. Il arrive que l’on soit six, sept, huit ou neuf autour de la table, papotant à bâtons rompus impromptus, de tout et de trois fois rien, à boire les paroles des belles parleuses, la tchatche du pote en forme ce jour là et on est juste bien. Sans doute on aurait pu être dix, onze ou treize de plus. Mais aujourd’hui, ce treize novembre me semble lié à la foule, aux nanas et aux mecs du Bataclan, qui eux, seront à jamais les treize à table, ceux à qui l’on pense fort en ces jours du quotidien, en ces solitudes ou ces vies animées, à eux qui n’ont pas eu la chance de voir le 14.

Un soir où j’ai mal…

J’ai mal au ventre. Comme des éclairs qui passent, des fulgurances qui s’étendent et me déchirent le bide, par bribes et crampes. J’ai mal à la tête. Une sauvage horde de chevaux en liberté, tout occupés à me labourer le crâne de leurs sabots fous. J’ai mal à la gorge. Comme des épines de feu qui s’accrochent et glissent lentement le long de ma gorge en rouant ma voix de coups. J’ai mal au cœur. Une respiration qui se pointe, aiguë et violente, qui tambourine et me fait palpiter le palpitant.

Eh mais, j’suis pas malade en vrai, c’est juste que j’avais quelques mots grippés..

Dessin : Poup. Merci à lui et allez donc faire un tour sur son site

Accident

C’est trop con. Je commencerai presque à en avoir l’habitude, de voir les flics en ce moment. Et quand tu les vois, bof bof bof. Alors ce soir, ils sont venus m’annoncer un accident. Comme j’étais pas arrivée, les enfants ont cru que les keufs venaient leur annoncer… ma mort ! Et pis que oui, ça t’arrive comme ça, c’est trop con. Une sortie de route, une glissade qui se termine mal, un putain d’accident, des tonneaux et te voilà allongé.e sur un brancard, te voilà basculé.e dans la vie côté ambulance, plafond d’hosto, douleur et tout ce que d’habitude, tu t’efforces d’oublier, de zapper de chez zapper. Un peu perdue du coup, attendant des nouvelles de mon amie qui venait d’avoir un accident. Puis me voilà en route vers l’hôpital, en espérant qu’elle soit toujours à Saint Brieuc et pas en route vers Rennes, comme ils me l’ont dit au téléphone. La nuit commence à tomber, le parking inhospitalier de l’hosto, les gros panneaux rouges des Urgences… ça me rappelle des souvenirs et me file des frissons. Cet accueil plutôt charmant, de cette nana un peu désolée, de cette infirmière si calme et si humaine quand elle me décrit les blessures de Marie. Putain de vie, Marie qui riait aux éclats hier, Marie si heureuse d’être enfin en vacances. Marie a le bras explosé en mille morceaux, les nerfs à vifs et la morphine ne lui faisait pas grand chose. C’est pas à cause de l’alcool, ni d’un téléphone au volant, comme s’empressent de commenter les gens parfois, sur les bords des routes ou des posts, sans savoir. Sans savoir que c’est juste un mauvais virage au mauvais moment, un mauvais temps qui rend les routes grasses et dégueulasses, un mauvais moment pour Marie. Un accident.

La rue du port

rue_du_port_7205Sur mes genoux, le téléphone glisse presque. En retard, je suis -encore- en retard. J’ai mis le haut-parleur et nos voix se captent. Presque résignée par mon retard maladif malgré de trop nombreuses bonnes résolutions, je souris au téléphone, je souris aux passants qui traversent sous mes yeux dans les rues de la belle Dinan. Nonchalamment. Alors que moi… je suis très en retard. Quelques virages serrés pour descendre vers le port et me voilà garée tout au fond du parking, loin, bien après les campings-cars bien rangés. Alors que je sors, le cœur plus léger puisque j’ai prévenu, je tombe nez  à nez avec un cycliste qui s’enveloppe dans une sorte de bâche en plastique (un poncho dirait ma sœur, mais j’ai pas de sœur). On échange un regard amusé, je hisse mon foulard bleu au-dessus de ma tête et lui lance que « Rahhhh la pluie, elle nous emmmmmmmxxx à la fin ! » Il se marre tout en enjambant son biclou. Il descend vers la ville, je tente de monter vers le port, à moins que ça ne soit l’inverse. Je ne sais plus, je me prends la pluie en pleine figure, c’est frais et ça calme les battements de mon cœur qui fredonne « tu es en retard, tu es en retard ».

Et puis, j’arrive à la rue du port, je monte un peu vers le Jerzual couvert de parapluies bigarrés ou de gens qui comme moi, ont abandonné tout espoir de protection et sont gentiment malmenés par la pluie et le vent. Je redescends le long du port, merde, me voilà perdue… je ne trouve pas. Enfin, on se retrouve à la terrasse d’un café. Je me glisse sur une chaise miraculeusement épargnée par la flotte qui s’immisce entre les parasols tendus de la terrasse. Comme d’hab, en plus d’être en retard, j’ai froid maintenant. Je regarde les gens de la table juste à côté, anoraks en plastique colorés sur le dos, eux, se prennent la pluie. Ils me regardent, un peu surpris par mon apparition soudaine et trempée dans ce décor de carte postale et se lèvent d’un commun accord. Comme s’ils avaient compris qu’on avait un tas de choses à se dire, un tas de choses à partager et à se chuchoter, entre les gouttes d’eau, les cafés et le cendrier posé entre nous où fume encore un reste de clope. Ce n’est pas la pluie de ce début d’après-midi qui les fait se lever, mais la délicatesse de nous laisser nous parler sans rien d’autre autour que les bateaux à quai et les petites rivières d’eau qui nous foutent une paix royale et nous isolent du monde. Nous réchauffent enfin.

Août 2017

Forever jeûne

Fin d’après-midi, je passe vite fait chez un pote avec Lulu. Je le trouve habillé de cinq pulls superposés, qui me salue de loin car il est encore malade. Un bruit étrange, genre aspirateur vient alors troubler le début de notre conversation. « C’est du jus ! » m’annonce-t-il fièrement en désignant la machine de laquelle sort un jus vert foncé trashy. « Je fais un jeûne depuis hier soir et ça va super bien ! »

Il sauterait presque de joie mais se retient le bougre. Lulu lui fait remarquer qu’il a quand même cinq pulls et qu’on est en juin. « Oui, j’ai encore quelques restes mais je me sens ultra mieux. Dès que je jeûne, les douleurs disparaissent ». Mais c’est magique ça… je reste sceptique et goûte quand même à la mixture qu’il me propose, dans laquelle il ajoute un peu de jus de pommes, car c’est à base « d’orties, de pissenlit et de gingembre et donc légèrement amer ». Un peu… beaucoup, je me force à boire, et ça me rappelle ma cure détox de l’été dernier, où j’avais failli laisser ma peau… d’orange. « Ben non, c’est dégueu ! » lui dis-je, un peu parce que c’était vrai, et aussi pour l’énerver.

A l’entendre depuis un mois, le jeûne serait la solution, the remède contre à peu près tous les maux -y compris la pénurie d’essence ou la loi travail, puisqu’un bon jeûne oblige de toute façon à rester au repos, n’en déplaise à Macron biotique-. Bref, je posais mon verre vert lorsqu’il ajoute « non mais le jeûne, ça se développe, tu vois en Russie, en Allemagne, ils le pratiquent de plus en plus »… Et en Afrique aussi non ? Et moi je me dis que l’on vit dans un monde qui court à sa faim…

Juin 2016

Lire aussi pour rester dans le thème nature Tropique du tique

La beauté cachée des lés des lés…

Dimanche grivieux, tout plein de pluie fine et tenace, c’est le bon jour pour m’attaquer à de nouveaux travaux. Je retrouve avec joie Jasmine, ma fidèle décolleuse à papier peints. Oh, je me souviens quand je l’ai achetée, pour 7 euros en solde et que le vendeur de Brico m’a regardé étrangement quand je lui ai dévoilé mon manque d’assurance pour m’en servir, de sa Jasmine. « Rien de plus simple ! » avait-il alors affirmé en se marrant. Que de chemin parcouru ensemble depuis (pas avec le vendeur, avec l’engin). Après avoir vidé quasiment toute la pièce, me voilà, sur l’escabeau prête à en découdre avec le papier-peint violet qui doit disparaître au plus vite. Spatule en mains gantées de vert pomme, les bouts des doigts brûlés par la fougue de la vapeur qui s’échappe bruyamment de la Jaja, me voilà repartie sur les routes de papier. Partir du haut, appliquer la machine, voir la couleur du papier violacé devenir plus sombre, se cloquer bêtement, prêt à s’affaisser alors qu’il y a une minute, l’arrogant restait plaqué au mur. Et pim, tirer sur un petit coin de papier, lentement, avec application, voir une légère fumée s’échapper du plâtre, enfin libéré de son collant papelard. Le lé enlevé dévoile ainsi le vrai visage du mur, ses multitudes de petits points, mais punaises pourquoi se sont-ils ainsi acharnés à mettre des posters (ou des timbres c’est pas possible) au mur ? Ses auréoles de rouille, ses têtes de cheville aux couleurs ternes coincée bêtement dans le mur, orphelines à jamais d’un meuble fantôme, sans plus aucune utilité depuis des années, tapies derrière un décor de carton pâte. Les lés s’entassent sur le linoléum dans une ambiance vaporeuse. Bientôt, lui aussi sera remis à son triste sort (enfin, remis à la déchetterie quoi). Je songe que je devrais ouvrir la fenêtre sous peine de m’enfumer tout en haut de mon escabeau, et de tomber, spatule plantée au sol quand je remarque que j’ai oublié un bout derrière la porte. Je la referme donc pour opérer en toute tranquillité. Et là, je tombe nez à nez avec un cheval. L’ami des chevaux ! Un poney qui trotte dans la neige. L’image est naïve, comme un dernier vestige de la chambre d' »avant » qui se serait planqué pour qu’on n’oublie pas la chambre d’enfant et ses rêves qu’on accroche un peu partout, des étagères aux portes en passant par les quatre murs. Des traces que je vais tâcher de combler, poncer, lisser le plus possible, enduire de nouvelles couleurs pour que ma petite princesse devenue grande continue d’y poser ses rêves, d’y accrocher ses délires et ses envies toutes neuves.

les_les

 

Juillet 2017

Tropique du tique

IMG_2620C’est marrant comme les choses peuvent être imbriquées. Voire même flippant. Samedi, bringuebalant dans le jardin d’Olivier Bio, il se trouve que je me fis mordre par une tique. Dimanche, je m’aperçus de la chose : sur ma cuisse, une tique s’était incrustée. Ark, enfer et maladie de Lyme planaient sur moi désormais. Ainsi, la bête s’accrochait et je dû faire appel à une bonne âme pour me prêter un tire-tique (pour chat) et me débarrasser de l’insecte. Lundi, je déjeune à la cantine euh pardon, au restaurant inter-administratif (nommé aussi Ria, un peu comme à l’armée). Et lundi, c’était ce midi donc. Et ce midi, voilà-t-y pas qu’un collègue amène subrepticement la conversation, non pas sur les tiques, mais sur le yoga. Ben ouais, aucun rapport. Attends Odette, tu n’es pas au bout de ta faim. Car on parlait tranquille de nos week-end, des voyages et euh, de l’Inde et du yoga donc. Quand tout à coup, Jean-Claude posa ses couverts en croix et lança « le yoga, c’est un mode de vie… un peu tout le contraire de notre vie à nous quoi ! ».

Regards consternés sur nos frites, mayonnaise et moutarde trop piquante dixit Christine. L’apéro -les apéros- du week-end dans le rétro et tutti chianti. On avait tous envie d’échanger nos frites contre des haricots verts. Ben ouais, la liche et la frite, c’est mauvais. Mauvais comme une tique. Tu crois pas si bien dire Odette. Car Jean-Claude d’ajouter « et c’est comme ça que tu te retrouves chez le médecin pour un simple rhume et que tu en ressors avec un cancer. On t’annonce que t’as plus que six mois à vivre ». Et paf. Déjà que j’avais la flippe de la tique, voilà que maintenant, j’ai la panique du médecin. Imagine que tu y vas, histoire de te rassurer sur ta morsure de tique, et hop, il t’annonce les yeux baissés que tu es malade, qu’une sorte de petit crabe qui s’était invité chez toi et que ben voilà quoi… 

Car Jean-Claude l’a affirmé : non seulement ça arrive à plein de gens, et en plus, tu t’en rend même pas compte. Sauf à aller chez le médecin donc. Le truc banal et mortel à la fois. En sortant du restaurant inter-machin, j’étais toute chose. Je songeais à tous les abus, consommés et à venir, je songeais que je devais éviter d’attraper un rhume pour pas avoir le cafard, et que finalement, ce voyage en Inde, c’était pas une si mauvaise idée. Va savoir pourquoi Odette… Moi c’que j’en dis, c’est qu’il faut vivre sa vie tant que les tiques n’auront pas pris le pouvoir !

Brève de cantine

 

Désherber devant ses potes

trottoirs

En rentrant de la gare ce soir, voilà ty pas que, le long du grillage destroy de la grosse boîte agro-alimentaire leader en porc (et si j’ai envie de l’appeler comme ça moi ?) sur laquelle faut pas trop se pencher, je distingue des petits bleuets tout mignons qui se faufilent entre les fils de fer du grillage. Mon cœur d’artichaut commence à s’attendrir, mes pensées tout à coup deviennent lyriques et je commence presque à délirer tellement cette image est attendrissante, quand j’aperçois, un peu plus loin, sur le bord du trottoir, de grosses fleurs oranges, des touffes fofolles et des fleurs inconnues qui débordent de partout. Non mais ! C’est de la gestion modérée ou différenciée, je sais plus les éléments de langages utilisés, mais en vrai, c’est juste que les mecs de la voirie, ils ont décidés, peinards, d’êtres écolos et de laisser pousser mémère et les orties avec. Ben tiens ! Mais du coup, mes pensées et moi, on se dit « Mais ouais, qu’est-ce-qu’on s’en fout d’avoir un trottoir nickel, un grillage avec rien qui dépasse ! Non mais c’est comme les poils à la fin : à bas la tyrannie du désherbage et de l’épilation. Même com-bat ! ».

Pis ça permet de rêvasser. Ce matin à l’aube, le chauffeur de la grosse multinationale qui, en allant régler son rétro (bon, c’est des trucs que j’imagine, je sais pas si les chauffeurs font ça), ben il voit le bleuet plein de rosée et sa journée s’éclaire (non, en vrai il ne pisse pas dessus, j’y crois pas). Bref, me voilà en pleine rêverie, quand je me dis « oui mais quand même, si on laisse tout pousser comme ça, ça part à vau l’eau, et on peut plus marcher sur le trottoir… d’un sens ». L’anarchie quoi. Et voilà ty pas que, en tournant pour rentrer chez moi, je vois un papy en salopette kaki, tout penché sur son mur… en train d’arracher d’autres petites fleurs bleues. Direct, je lui dis « Euh, mais faut pas tout enlever, elles sont trop jolies ces fleurs ! ». Il se redresse (enfin façon de parler car il doit avoir hyper mal au dos) et me dit « Oh, oui, je vais en laisser un peu, mais là dedans, y’a d’la saloperie ! ». Il s’essuie le front puis ajoute « Pffff, c’est du boulot quand même ! ». Ben oui, soit on épile, on arrache et on éradique les fleurs sauvages… mais ça fatigue, soit on devient des anar’s défenseurs de la libre poussée… et on est plutôt peinard au fond. A la cool !

Mai 2017

Joli mois de mai

Pourquoi il y a des jours où tout m’agresse ? Les propos haineux de la facho à la radio dès le matin, le vent et le froid au boulot, les mesquineries et le café bouillu du talus… ou l’inverse, je sais plus, les yeux brouillés à force de scruter la toile tendue de l’écran, le cœur embrouillé par ton silence. Ardu. Les pas pressés jetés sur le pavé, arpenter les rues pentues de Saint-Brieuc en se disant que décidément, cette journée est fichue.

Presque perdue dans le froid de mai, joli mois de mai… mais où est passé ta légèreté et ta douceur ? Bientôt la fraicheur accrue de la nuit, bientôt le devoir citoyen la mort dans l’âme, et pourtant, pressée que cette salope soit battue. Bientôt le lundi férié de mai, en profiter, joli mois de mai et ses jours détendus. Joli mois de mai, s’il te plait, redeviens ce mois subtil et farfelu, fout moi en l’air ces paroles de haine, ces putains d’idées tordues qui l’eut cru…
5 mai 2017

Poule toujours

En rentrant ce soir, point de poules dans ma cour. Le chat est avec moi quand je les cherche, et je lui trouve un air louche. Bien louche même. Je lui demande « où ? Mais où sont-elles ? » Et il hausse les épaules d’un air de chat. Moui, je passe à autre chose, je me dis qu’EveMarie, si je lui dis que ses poules ont disparu… Aie, non, je préfère penser à autre chose, me glisse dans un bain et décide après de pique-niquer comme ça dans ma cuisine en écoutant l’émission qui parle de foot à la radio (une émission sur ceux qui aiment le foot pour ceux qui l’aiment pas on dirait).

C’est chouette, je voyage à Manchester avec les Hooligans quand soudain… ouiiii les poulettes sont sur ma fenêtre ! Ni une ni deux, j’ouvre. Mais je me ravise, d’une, je ne suis pas franchement habillée pour poursuivre des poules sur la place du village, et de deux, le chat les a déjà toisées et elles s’envolent. Ni une ni trois, je sors dans la rue, en ayant pris soin de mettre une tenue plus adéquate et d’enfermer le chat dans un placard, et me voilà à tenter d’attraper les poulettes…. quand mon voisin arrive en me disant, d’un air entendu « Je sais pas ce qu’elles font là elles ? Elles étaient sur ma fenêtre, j’ai trouvé ça bizarre des poules en pleine ville, y’a pas d’élevage là ! ». Je lui explique que non, ce sont mes nouveaux animaux de compagnie et nous voilà à tenter des les attraper.

Les poules tournent en rond et se planquent dans les buissons pendant au moins vingt minutes mais nous parvenons à faire une bonne équipe, comme au foot, et on les chope. Il m’aide à les enfermer dans leur jolie maison, et d’un air mystérieux et légèrement sadique il me dit « Ha ben mon chien les mangera pas ce soir ! ».

poules_chat_20160619_06_39_31_Pro
Brève de quartier

Juin 2016

Battre la campagne #1

En balade un dimanche après-midi vers la plage, un drôle d’endroit pour une rencontre…

Dans la série  « J’ai pas de bol », moi j’habite à « La lande pourrie », c’est juste à côté de « La Ville au Gris »,  tu sais là où y’a des souris un peu tristes qui crèchent dans un coin pourrave, normal, j’ai pas de bol…

lande_pourrie(14)

Sondage selon moi-même

Alors que France Inter se targuait de ne pas parler des sondages parce qu’ils n’étaient pas représentatifs et patati, les voici qui depuis quelques jours nous annoncent des sondages tous plus improbables avec les indécis et patati.

Alors que France Inter se targuait de ne pas parler des sondages parce qu’ils n’étaient pas représentatifs et patati, les voici qui depuis quelques jours nous annoncent des sondages tous plus improbables avec les indécis et patati. Ben oui, moi aussi, j’ai décidé de m’y mettre.

D’abord parce que l’autre jour, sur le marché de Saint-Brieuc, dans la file d’attente de la galette, j’ai fait un mini-sondage involontairement. Oui, parce qu’invariablement, et selon mon propre institut de sondage, au bout d’une discussion d’en moyenne 2 mn 30 avec un ou une inconnue, la situation politique est systématiquement abordée, soit par un « Oh mais c’est pas possible ce type (FF ou François Fillon -note de la rédaction-), il devrait avoir honte » ou « Pfff, ben moi, avec toutes ces affaires, je ne sais même pas si je vais aller voter ». Alors je vous passe les « Rholala, entre Fillon et Le Pen, c’est flippant [ultra flippant oui – note de la rédaction] » ou « Et Macron ? Vous avez vu Macron avec son ptit air hypocrite ? »… et les farouchards « Ben moi, je sais pour qui je vais voter ! »... « Mé-len-chon bon dieu de bois ! » … et aussi « Pouek, s’ils prenaient en compte le vote blanc, moi j’dis, j’irai voter blanc ! ».

Toujours selon mon institut de sondage, une proportion importante de personnes qui ont donné 2 euros pour choisir un candidat du PS vont porter plainte contre le-dit PS pour foutage de gueule, selon l’article L-456 du code de confiance… Ha on me souffle à l’oreillette qu’il n’y a plus de code de confiance ! Ha bon… ils auraient pu me le dire dans la file des galettes saucisses. Bon, je file, j’ai ma carte électorale à ranger dans mon portefeuille, une mise en examen de mon frigo à faire et j’ai un appel d’un institut de sondage.

Selon moi, ça va valser le 23 avril… et patati…

Brèves de sondage

Mars 2017