Ce soir, c’est Mac’merde !

14615877_1484469161579733_7629210276268162011_oOn avait trop faim, on avait trop la flemme (fin moi) de cuisiner une bonne soupe avec des légumes bios, non, on a décidé d’aller acheter des macdos. Pas glorieux, pas astucieux mais nous voilà à la queue du drive, derrière les culs de fourgonnettes familiales et argentées. Et keskon va prendre ? On fait notre choix puis à la caisse, on nous demande du flouze et la fille se rend compte qu’elle nous a mis un cheese en plus. Bon, elle nous redonne deux euros, j’ai pas tout compris mais on reçoit un gros sac kraft qui embaume la voiture et que Tomtom porte sur ses genoux en pestant car ça pue. « Oui, pis on va devenir mac’gros, la voiture va sentir la frite pendant trois jours et en plus, pire du pire, on aura mal au bide et on sera dégoutés après. » Alors que mes légumes bios attendent peinards dans la voiture, contents d’avoir échappés à la cuisson fatidique, on sort avec notre gros sac et on se partage les victuailles en constatant que les cheeses ont été multipliés comme les pains de Jésus et qu’on en a trop. Bizarre, d’un sens, on pourra en filer au chat. Soudain, Nina fixe un des pains et déclare que les points blancs du dessous sont des pastilles anti-vomitives. Tom, qui allait attaquer son quinzième chesse miniature fait la moue et décide de ne plus manger. Lulu lui dit que, justement, c’est pour qu’il soit pas malade. Nina et elle sont soudées dans la certitude scientifique. Quant à moi, je décide de chercher sur le net la preuve que c’est un vieux fake. Bon, au final, on a zoné sur des forums où les pro et les anti-vomitifs se faisaient la bourre, où les pseudos ex-salariés de Macdo votaient pour ou contre et où des voisins de José Bové se demandaient qui, mais qui qui était chargé d’insérer les pastilles dans les pains… Vomitif on vous dit

La magie de Noël

Quelques jours avant Noël, les invitations qui arrivent « et si tu veux, passe Noël avec nous ». Et finalement, c’est chouette de passer Noël en famille, même si ce n’est pas tout à fait la nôtre. Chaque année, le même dilemme, à l’approche des fêtes, vais-je avoir les enfants ? Et ouf, oui, et euh, sinon, on est tous les trois, pas toujours drôle d’être le seul adulte. Toujours faire front, pour les petits bouts qui ne sont plus si petits, qui ne manqueront pas de dire « on s’ennuie » et « on aime pas ça ». Un jeu viendra égayer la soirée, et je trouverai sympa de boire un verre de ce petit Sauvignon bio que j’aime bien.

Alors on est partis aux Haras, ce dimanche après-midi pour trouver des cadeaux sympas (tout est sympa oui, normal c’est Noël). Alors j’ai forcé Lou à bouger, j’ai voulu tenir la main de Noé pour ne pas le perdre. Alors Lou à voulu se perdre dans les allées bondées de monde, et Noé a rejeté ma main. On étouffait dans les boxes décorés avec force paillettes, les produits artisanaux disposés sur du feutre vert ou rouge (normal, c’est Noël). On étouffait et on voyait défiler les savons, le saumon fumé maison, les bijoux de pierre et d’argent, les jeux médiévaux ou les poteries avec de plus en plus de dégout.

De grosses dames nous poussaient avec leur sac à main, de vieux messieurs hilares regardaient le spectacle, des connaissances de l’école nous reconnaissaient et à chaque fois c’était « oh la la, quel monde, quelle horreur ! ». Alors on est parti, les mains vides, la gorge sèche, le dégout de Noël en bandoulière… La magie de Noël s’était barrée avec les chevaux…

Décembre 2016

Au distrib’

Au distrib’ de Jugon-les-Lacs, une immense photo orne le mur du cagibi à fric.

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Un gros plan sur un couple enlacé, le couple idéal des pubs, lui brun et elle aussi (tiens), lui l’air souriant genre publicité, elle version hyper souriante, genre « putain ce que je suis heu-reu-se chériiii ! ». Je retire mes biftons, eux et leur bonheur figé dans mon dos.

Je prends une photo de la photo tellement ils sont beaux. Et sur la porte, c’est indiqué « Entrez, vos projets commencent ici ». Euh non sans façons non, je viens juste aggraver mon découvert et au passage, je me prends en pleine tronche les deux heureux de service devant leur escaliers. On imagine leur nouvelle maison du bonheur, la rampe blanche et les marches cirées avec le crédit lissé sur 20 ans, les pierres apparentes et les meubles de style. En prenant mes billets, j’avais envie de leur dire « Fuyez, vos emmerdes commencent ici »… Je crois qu’ils sont encore à la banque…


Novembre 2016

Les magnets sur le frigo

Dimanche, j’essuie quelque peu frénétiquement ma plaque à induction, je frotte, je frotte avec la compagnie de la radio, de petites voix perchées qui égrènent le rythme du monde quand soudain mon regard se porte sur mon frigo. Ou plutôt sur l’amas hétéroclite et bordélique qui y vit depuis plus d’un an.

Les tickets d’entrée du 14 juillet à la Roche-Jagu, avec Piers Facini ou Last Morning soundtrack en minuscules, les flyers qui sont repliés sur eux-mêmes, fatigués, tenus par un vaillant magnet en forme de rond, la pub pour le maraîcher bio de Plédéliac, avec marqué dessus « maraîchage diversifié»… bizarre tiens, le programme du « Lieu commun » du mois d’octobre 2015 -feu- devrais-je dire puisque c’est désormais fermé, une invitation avec les portraits de Claude François et de Dorothée, ha oui, c’était l’anniv’ de ma cousine et fallait des idées de déguisement, une jolie carte de l’Art est dans les bois. J’y suis jamais allée là-bas, mais j’aime bien le concept, l’art et les bois. Et il tient avec mon magnet marqué « Je t’aime » dans un bol rose. Quelle idée con de faire un magnet qui dit ça dans un bol. Comme si je notais à mon amoureux que je l’aimais sur son bol de café. Opération compliquée, vouée à l’échec mais passons je m’égare.

Puis il y a trois cartes postales, les intentions épistolaires se perdent ma brave dame. Y’a celle de Seb en Italie, celle des Pyrénées de Cécile et Vince et une super carte pour mon anniv’. Il y a sur le côté du frigo, la grande affiche avec Mathieu Pesqué et Hansel Gonzales à la petite chapelle. Elle se découpe sur un fond bleu nuit, et j’ai aimé cette soirée qui fleurait bon le folk et l’amitié. Pof, un magnet là-dessus. Il y a la carte faite par Isa pour l’anniv’ de Nico, avec un gros MERCI tout jaune et c’est vrai que c’était chouette aussi, pof pof deux magnets. Non, y’a pas à dire, mon frigo m’a emmené en voyage ce matin. De souvenirs en souvenirs, de capitales d’Italie aux chemins minuscules et charmants d’un patelin paumé.

Tout ça grâce à la ténacité incroyable de mes magnets, qu’ils soient en forme de bateau coraya (placement de produits, désolée), de bol ou de pot de confiture, je les aime finalement !

Et pour celles et ceux qui ne seraient pas encore sur mon fridge, j’y peux rien j’ai plus de magnets:(

2 octobre 2016 (c) Les brèves d’Agnès