Surgelés, vous me chauffez grave !

Quel est le rapport entre un plat surgelé, Miossec et Lou Douillon ? Y’en a pas à la base.

Quel est le rapport entre un plat surgelé et Lou Douillon ? Y’en a pas à la base. Mais l’autre jour, j’étais à un concert de Miossec (donc encore aucun rapport) quand je rencontre une connaissance, qui me raconte avoir vu le concert de Lou Douillon la veille, et qu’elle avait aimé car Lou, appelons-la-lou, a dit « on a le droit de pas toujours être en forme, d’être de mauvaise humeur, de pas avoir la pêche »… tu vois le truc quoi. Et ça, ben ça nous a plu (j’y étais pas mais je valide totalement).

Et alors, le plat surgelé dans tout ça ? Ce soir, en triant mes nombreux mails polluants, entre les pyjamas fun en promo -livraison offerte jusqu’à lundi waouh (depuis quand c’est fun un pyjama ?), les lettres d’infos diverses où se croisent les jumeaux de Céline Dion, les premiers signes de l’infarctus chez la femme, les charcuteries contaminées, la terrible vérité sur Patrick Bruel, votre dernière facture de téléphone (ah merde), « Dites à votre ami BruBru22 que vous pensez à lui aujourd’hui pour son anniversaire (pff je le savais déjà), je tombe sur un mail d’une boite de surgelés célèbre qui me propose carrément un plan alléchant, c’est la « Minute Inspirée d’octobre ». Biens inspirés les mecs qui ont pondu ça en tout cas. Ils ont appelé ça le « Batch cooking, je cuisine ma semaine en 1 heure ». En 1, tu fais ton menu de la semaine (non incroyable), en 2, tu te fournis chez eux car tout est prévu et super pratique, pré-découpé, pré-lavé, pré-maché, tu gagnes tu temps on te dit. Enfin en 3, l’idée de génie, tu passes 1 h le dimanche à cuisiner, puis 10 minutes par soir pour réchauffer les plats. Un bon batch cooking, une bonne organisation de malade, et ça te laisse du temps supplémentaire… pour trier des mails à la con !

picon

Alors, comme Lou, j’ai envie de dire « Bon, ben ce soir, là, comme ça, j’en ai marre d’être prise pour une débile par tous les marketeurs de la Terre qui s’allient jour et nuit pour polluer ma boîte mail avec leurs injonctions tout droit sorties de leurs cerveaux congelés ».

Faut pas leur dire, leurs messages vont être bien au chaud… dans la poubelle 😉

25 octobre 2019

Mon oeil !

Sale gueule. Oui, j’avais une sale gueule ce matin là. En déjeunant, je ruminais des céréales en me disant que ça y était, j’avais dû vieillir plus vite cette nuit là, que l’ouvrage du temps avait fait outrage à ma tronche, que ça se passait comme ça en fait, mais que personne n’en parlait… tu m’étonnes. Tu te réveilles un matin et tu n’es plus comme la veille… En voulant cacher cet état par une mascarade, je me disais que quand même, cette drôle de tête n’était vraiment pas possible.

En y jetant un œil de plus près, je m’aperçus qu’en fait, cette drôlerie apparente venait d’une paupière enflée. Légèrement soulagée, même si mes paupières étaient lourdes, je vaquais à mes occupations habituelles, sans plus me sourciller de mon œil. Sauf qu’au fil de la journée, ma paupière me tirait par la manche, me déclarait sa flamme et me poussa à la regarder à nouveau. Cette fois, c’était sûr, elle et moi, on avait un problème.

Je me dirigeais vers une pharmacie, espérant y trouver une oreille attentive. La pharmacienne scruta mon œil avec attention et me délivra son diagnostic « vous devez avoir un chialazon ». Un chiala-quoi ? N’osant lui demander d’épeler, je consultais wikimédica pour avoir la définition de ce chialachiant « Un chalazion est la conséquence d’une inflammation provoquée par l’obstruction du conduit d’évacuation d’une glande de Meibomius, à l’intérieur de la paupière supérieure et/ou de la paupière inférieure. » Ha ben voilà, un chalazion, qui, selon la pharmacienne, m’obligerait à consulter un médecin pour avoir une pommade antibiotique qu’elle ne pouvait me délivrer, me condamnant à vivre tout le week-end avec Chalamachin squattant ma paupière… En rentrant le soir, je me suis rappelée que ma maman appelait ça un « compère-loriot », un bien joli mot pour ce genre de maux.

Octobre 2019

Illustration : détail d’une œuvre d’Yvon Le Corre, merveilleux peintre voyageur

Renouveler ou pas ?

On parle blog, on parle mascara, on parle, on parle…mais qu’est-ce-qu’on fait, renouveler ou pas ?

Plus que quelques jours pour renouveler l’abonnement à WordPress pour mon blog. Et là, je me pose plein de questions. J’écris depuis des années, je partage mes brèves depuis aussi un moment, et j’ai un projet de bouquin que j’ai du mal à concrétiser, le boulot, la vie quotidienne, les sorties aussi (ha ben oui), le théâtre, la vie quoi.

Je me demande donc si c’est bien utile que je poursuive ce blog, dans cette formule en tout cas, au vu du coût de l’abonnement et de mes finances du moment. Et puis c’est vrai, je suis parfois découragée quand je vois que des articles sur le dernier mascara Yvon Rochon font plein de vues, je me dis que mes histoires de gaufres moisies ou de barbecue, bon, c’est pas ça qui attire les foules. En plus, le mascara, ça me donne des allergies.

Pourtant, les commentaires de mes abonnés me sont hyper précieux, et partager mes brèves reste très important pour moi. Il y a tant de moments de doute, de trucs pourris que je ne publie pas (et desfois si 😉 ) et de petits moments de grâce… L’écriture est une drôle d’aventure !

J’avais envie de partager ça avec vous, et si jamais vous avez eu les mêmes doutes, laissez moi un commentaire, même si je sais que sur WordPress, ça paraît compliqué 😉 *

Des bises !!

* Des commentaires qu’on écrit, et qui s’effacent m’ont dit certains abonnés dont un avec qui j’ai mangé un poulet rôti dimanche…

A toi

A toi, à la mer si proche, à la femme qui t’a pris en photo, à la vie qui commençait pour toi, à la vie avant nous, à nos souvenirs de gosses sur le chemin de la plage, seaux en plastiques et parfum de fenouil sauvage, grandes tablées avec les cousins, parties de pétanques infernales, à ces voyages qu’on a jamais entrepris, à ces questions restées sans réponses, à tes départs pour le dernier train du soir, Paris, la nuit où tout pouvait arriver, à la froideur de ton regard, certains jours où rien ne pouvait chasser la nuit, à la joie, à la paella du dimanche, délicieuses odeurs mêlées d’anis et de safran, à nos engueulades, nos retrouvailles, à ce jour de juillet où t’es parti, embarqué dans les étoiles, à ces 6 octobre, toutes les bougies qu’on a soufflé avec toi, mi-énervé, mi-amusé de voir les années défiler. A toi quoi…

Dimanche 6 octobre 2019