Et de treize…

Et de treize160902_205444Souvent je suis seule, une et nue avec moi-même, je m’habitue. Des fois on est deux, dans la chaleur de la nuit, les corps sans dessus-dessous et je ne m’en lasse pas, souvent on est trois et ces instants partagés, dans la douceur des jours avec, dans la lueur de nos rires éparpillés dans la maison, je ne m’en soucie même pas tant c’est bien. Parfois on est quatre, on déjeune, c’est sérieux. On parle boulot et quatre j’aime pas trop en fait, trop mathématique et les maths et moi… Avant on était cinq, pas comme les cinq doigts de la main, plutôt un club des cinq de mon enfance, avec ses hauts, ses bas, ses coups parfois et ses sauts dans l’inconnu. Il arrive que l’on soit six, sept, huit ou neuf autour de la table, papotant à bâtons rompus impromptus, de tout et de trois fois rien, à boire les paroles des belles parleuses, la tchatche du pote en forme ce jour là et on est juste bien. Sans doute on aurait pu être dix, onze ou treize de plus. Mais aujourd’hui, ce treize novembre me semble lié à la foule, aux nanas et aux mecs du Bataclan, qui eux, seront à jamais les treize à table, ceux à qui l’on pense fort en ces jours du quotidien, en ces solitudes ou ces vies animées, à eux qui n’ont pas eu la chance de voir le 14.

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